Trump « MAGA », « make america great again » fabrique, à sa manière brutale, une nouvelle puissance américaine destinée à « dominer le monde » (et non plus « l’éclairer »), qu’il se plait à dérouler jour après jour devant nos yeux. Il réserve aux forces hostiles de son pays et aux autres Nations, un seul choix : « Plier ou Payer », avec tout un arsenal de répression pour les Américains, et pour les Nations, des « deals », des Taxes/Sanctions ou des invasions et des bombardements, Une politique-cauchemar qui nous fait valser de « Charybde en Scylla ».
Trump torpille avec gourmandise toutes les Institutions Américaines et Internationales, mises en place par les Usa en 1945. Il se joue des droits, des règles et de la bien séance, comme de la justice, des Universités, du droit d’asile, de l’écologie, du féminisme, de la science, et de toute forme de solidarité. Il se passe des intermédiaires habituels, « Dieu, moi et rien d’autre », et parle en direct à ses électeurs, en leur racontant jour après jour ce qu’il fait, ce qu’il va faire, ce qu’il pense faire, toujours très content de lui, et pour le bien de l’Amérique.
Un show bien rodé, celui d’un puissant aspirant dictateur.
Aucun domaine n’échappe au « Biseness man » et surtout pas la Finance ! Connaissez-vous un président américain qui combattit la Fed, à peine réélu ? Une nouveauté renversante ! Il ne manqua jamais d’attaquer la Fed, la Banque Centrale Américaine qui établit le taux de base bancaire et du crédit au jour le jour en fonction de la situation économique du moment. Une Fed impériale qui dicte la politique monétaire et financière à toutes les Banques Centrales du Monde ? Il lui impose les « cryptomonnaies », c’est-à-dire, comment égratigner le pouvoir régalien de la création monétaire classique, par une monnaie « crypto », « privée », c’est-à-dire émise par les grandes entreprises ou de riches investisseurs, qui n’auront plus besoin de l’accord des Banques pour financer leurs projets, sauf à les déclarer à l’Etat ! On ne peut pas faire mieux comme dérégulation du capitalisme, et de crises à venir du secteur financier international !
Trump prédateur, se fiche de l’ONU, sortie de la deuxième guerre mondiale (1939/1945) et qui consolidaient la puissance américaine sur le Monde, et surtout une Europe détruite, pour les reconstruire matériellement, militairement et … idéologiquement ! Pour maintenir sa puissance, quelles que soient les guerres, l’administration américaine utilise toujours le même schéma :
A : d’abord « la force militaire ». Le budget militaire 2026 de Trump pour la « Défense et la sécurité » prévu à l’origine à 1000 milliards de dollars, passe à 1500 milliards. Il comprend le financement du « bouclier anti missiles », une chimère, la modernisation des équipements, et des interventions militaires « spéciales » dans divers coins du globe : en quelques mois, le Venezuela, L’Iran, puis le Groenland ? Et ensuite le Mexique ? Cuba ?
Qui dispose d’une force militaire équivalente à celle des Usa, les Russes et leur nucléaire, englués dans l’ « opération de police » contre l’Ukraine ? La Chine ? Elle avance à pas de géant pour se construire une armée high Techs, mais elle ne peut encore rivaliser, ni avec la Russie ni avec les Usa ? La Chine qui dispose d’un avantage incomparable (avec l’Inde) sur les autres puissances dans le cadre d’une guerre « conventionnelle » : un milliard et 400 millions de Chinois. Une richesse, en elle-même un problème : comment assurer la nourriture, le logement, les infrastructures, le plein emploi, un salaire décent pour l’ensemble de cette population ?
B : ensuite « la culture », une offensive sans cesse renouvelée du rêve Hollywoodien et ses séries télé tellement addictives qu’elles imprègnent notre mode de vie, avec l’« Américain way of life » !
Un Trump Imperator peut mater les contestataires sur le sol américain avec un large dispositif de répressions. Une police qui tue traditionnellement plus d’Afro Américains et de « non Blancs » parfois pour des motifs futiles ; une « I.C.E »., police contre l’immigration clandestine crée en 2003 après les attentats à New York (09/2001), dont Trump a hérité d’Obama/Biden, qui peut chasser tuer sur le faciès et contre laquelle des Américains s’organisent en ce moment même ; la Garde nationale employée « contre les émeutes » qu’elles soient étudiantes ou des « minorités » ; la DEA (contre la drogue) ; le FBI et La CIA, force secrète réservée en principe à préparer les incursions militaires contre les pays récalcitrants, Venezuela, Iran, ou contre le pétrole russe sous sanctions, trois pays qui commercent et vendent en grandes quantités leur pétrole à la Chine. Un début de la guerre contre Xi Jinping.
Trump « people » se figure en « superman » viril et invincible à 79 ans. Il apparait récemment dans une vidéo (par IA), qui évoque sa politique de piratage des « pétroliers fantômes », Vénézuéliens et Russes. Une saga avec la gestuelle d’un guerrier américain mythique, super bodybuildé, victorieux sur tous les Fronts de guerre : Rambo, incarné par l’acteur Sylvester Stallone, série de plusieurs films, destinés au public américain pour compenser la défaite américaine contre le Vietnam. Pour Trump, l’Amérique doit laver les affronts des guerres perdues par les démocrates !
Bref, Trump rejette ces 80 dernières années de pouvoir américain, il les juge contraires « aux intérêts profonds et à la sécurité des Usa », et toutes les Conventions Internationales, les droits Conventionnels, et jette la tronçonneuse de Milei, contre les codes sociaux, culturels et juridiques des Usa, et surtout, avec grande jouissance, les actes précédents signés par Obama et Biden ! Sans rien cacher de ses plans, il impose sa vision, avec l’aide de son staff d’idéocrates/crétins et de télé évangélistes qui l’entourent, une « nouvelle Pax Americana » avec oukases commerciaux et révolvers à la main : la vieille politique impérialiste du « sabre et goupillon » de la colonisation Française au 19ème siècle !
Le « droit international » et les « droits de l’homme », sous l’égide de l’ONU, perdent leur « Sacré » et peuvent deviennent l’occasion des guerres impérialistes. Des droits désignés en fait comme « par et pour l’Occident » par les 2/3 de l’humanité émergeant des « colonisations », et critiquant « le contrôle exclusif de 5 pays qui disposent seuls du droit de veto » (France, Grande Bretagne, Usa, Russie, Chine). Biden avait commencé à saper le rôle de l’ONU pour réfléchir à une « nouvelle alliance » et ainsi neutraliser le veto de la Russie et la Chine qui gênaient la politique étrangère Us. Il devenait urgent d’en débattre pour intégrer en partie ceux qui frappent à la porte et veulent participer aux décisions engageant leur vie, le « Monde du XXIème siècle ».
Mais Trump à coiffé tout le monde au poteau. Il se rend à Davos, en Janvier 2026, recruter des Etats pour son « Conseil de la Paix » dont il sera le président/encaisseur : « Afin de disposer de son propre organe de résolution des conflits à travers le monde, Donald Trump a annoncé vouloir créer un « Conseil de paix » semblable à l’ONU. Pour obtenir un siège permanent dans cette nouvelle instance totalement à la main de Trump, les États devront s’acquitter d’un milliard de dollars (..) pour un siège permanent » (journal La Croix, 20 janvier 2026). Biden en avait eu l’intuition, Trump la réalise !
Le « Nouvel ordre mondial », « Conseil de la Paix » de Trump, est l’ultime avatar, la suite logique de conquêtes américaines, du « hard power » ou du « soft power », selon les périodes, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Une Amérique ébranlée, malgré les apparences, par une série d’échecs militaires en Orient, ou financiers (dont la dernière « crise » des Sub primes en 2008) et industriels (décentralisation de l’appareil productif vers l’Est asiatique) depuis 1971.
1971 : la première crise du pétrole, et le coût très lourd de la guerre au Vietnam, conduisirent l’administration américaine à l’abandon de la convertibilité du dollar en or. Le dollar devînt « flottant », au cours erratique qui suivait la conjoncture géopolitique américaine, et qui influe toujours l’économie du reste du monde. La stabilité de la valeur du dollar est déterminante car il sert de monnaie de règlement des échanges internationaux et de réserve principale des Banques centrales de tous les pays et il varie en fonction des fluctuations de l’économie américaine ! Et quand l’Or redevient la « monnaie refuge », comme en ce moment, c’est que le dollar et l’économie américaine ne vont pas bien. C’est pour cette raison que les BRICS tentent de lancer une autre monnaie pour régler les échanges Internationaux, entre eux, sans passer par le dollar (ou l’euro) et qui pourrait servir de réserve monétaire. Le Yuan chinois est à la manœuvre car il repose sur la force d’une économie en expansion et concurrente des Usa.
« Le Nouvel ordre mondial » est régulièrement prophétisé par les présidents américains depuis 1945.
Tous les présidents américains, démocrates ou républicains, ont chacun à leur tour évoqué leur « nouvel ordre mondial ». Le résultat : 64 terribles guerres pour consolider ce fantasme ! Une constante que l’on retrouve chez les deux derniers présidents qui ont précédé Trump, les démocrates Obama et Jo Biden : une Amérique « semper puissance ».
Obama, démocrate. Obama (de 2009 à 2017) a réévalué l’engagement américain dans le monde. Son « nouvel ordre international » était un mixte de diplomatie, de multilatéralisme et d’une obsession sur l’Asie et la Chine. Certes, sur le plan intérieur il a prêché pour une amélioration des conditions sociales des Américains des couches inférieures, et de la « middle class ». Toutefois sans arriver à mettre en place un régime de « sécurité sociale » à l’européenne dans un pays où les élites sont plutôt vouées à la réussite individuelle et au refus de ce qu’elles estiment être du « socialisme ». Traduction : pour les Entreprises, pas de diminution de leurs bénéfices et pour les dirigeants, de leur enrichissement personnel.
Obama, et son prix Nobel de la Paix « a exercé son mandat dans un temps de guerre plus long que celui de FD Roosevelt, Lyndon B Johnson, Richard Nixon et des Bush », et « déployé plusieurs interventions armées : « 250 fois les forces spéciales en Syrie, Irak, Libye, Pakistan, Somalie, Yémen » etc. (Alter egos, Mark Landler, 14 Mai 2016, New York Times).
« Sleepy Joe », Jo Biden, démocrate. Pourtant Biden ne s’est jamais « endormi » pour appuyer toutes les guerres de l’empire au cours de sa longue période et divers postes politiques dans l’Administration américaine, au service des intérêts de l’« America First »,de 1997 à 2022. Son palmarès « ingérences des Usa pour la démocratie et le changement de gouvernement », est impressionnant :
Guerre contre la Serbie (russophile) et le soutien à l’UCK (bande armée), 1998/1999 (Kosovo) ; Guerre en Afghanistan 2001-2021 ; Guerre en Irak (« le plan de Biden » n’a jamais pris en compte le sentiment national irakien, ni les conséquences d’un éclatement du pays pour le reste du Moyen Orient (..) Le « plan Biden » aurait contribué, s’il avait été adopté ,tel quel, à accélérer le nettoyage ethnique perpétrés par des milices confessionnelles » (Jean Pierre Filiu, journal Le Monde, 22 novembre 2020).
Coup d’Etat en 2002 au Venezuela contre Chavez, Haïti (2004), Somalie (2022, rétablissement de la présence militaire), le Honduras en 2009 (coup d’Etat), Libye et Syrie en 2011 (interventions militaires), Ukraine en 2014 (coup d’Etat à Maïdan). En 2017, il confirme le transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem ordonné par Trump, une décision lourde de conséquence, qui donne à Jérusalem le statut de capitale d’Israël, brisant ainsi le rêve d’un pays Palestinien avec sa capitale à Jérusalem Est.
Et le pire de sa carrière présidentielle, alors qu’il avait peut-être commencé à perdre le contrôle total de son esprit, il a en 2022 avec Boris Johnson, poussé Zelensky à engager l’Ukraine dans une « terrible guerre par procuration » sans les moyens de repousser les Russes hors de l’Ukraine. Alors qu’ils pouvaient l’engager à discuter d’un plan de Paix avec Poutine, en raison des conséquences possibles d’une guerre ouverte avec la Russie qui pouvait s’étendre à l’Europe et au Monde. Ce que ne cesse de leur reprocher Trump.
Et pour finir, en 2023, Biden/Trump sont alliés dans la guerre barbare d’Israël pour « l’éradication » des Palestiniens de Gaza et la répression des Palestiniens en Cisjordanie, en réponse à l’attaque barbare du Hamas.
Biden a émis des critiques récurrentes contre l’ONU, avec la volonté de mettre fin au tabou des Institutions Internationales pour une nouvelle organisation internationale consacrant le pouvoir des Usa sur le monde. C’est alors qu’il s’est lancé dans un regroupement à caractère « défense anglo-américaine » : l’« Aukus » un regroupement politico-culturel, strictement Américano-Anglo-Australien. « Exit » la France et les pays de l’UE, qui ne payaient pas assez la maintenance de l’Otan sur leur sol (comme l’avait déjà dénoncé Obama). La France, car en 1966, de Gaulle, elle a chassé les bases de l’Otan installées dans les territoires et construit une force nucléaire française indépendante. Et cela n’a pas plu à l’empire qui a la rancune assez longue.
Bref Biden n’a cessé d’intervenir et d’ébaucher une nouvelle mouture des accords Internationaux au profit de la puissance américaine. Le chemin s’ouvrait à Trump qui s’y attacha sans la politesse hypocrite des démocrates.
Trump, et sa doxa d’une Amérique toujours plus agressive !
Trump comparé à Biden, n’a aucun tabou ! Il joue un billard à plusieurs bandes, la menace de frappes militaires claironnées à tous vents, ou la carotte gratifiante d’un « Biseness » en tête à tête avec lui ! Ou d’une place dans son « Conseil de la Paix » avec un ticket d’entrée à 1 milliard et destiné à « doubler » ou « casser » l’ONU.
Trump partage le monde en « zones d’influence ».
Par exemple, celui « d’un seul Continent Américain réunifié sous la loi américaine », une expansion américaine du « Groenland à la Terre de Feu », un projet d’intégration et de propriété du Groenland « par la douceur ou par la force », alors que plusieurs bases américaines y sont déjà établies ; le Canada qui deviendrait le 51eme Etat des Etats Unis ; le Venezuela et son pétrole, à la souveraineté violée fin 2025 par « la capture » comme un vulgaire animal de son dirigeant Maduro« narco trafiquant », ce qui ne peut être prouvé ; des menaces réitérées contre le Mexique, la Colombie et contre tous les pays d’Amérique latine, centristes ou gauches démocrates, qui n’ont pas « changé de gouvernement » à la façon de Milei l’argentin « loco », ce dingue armé d’une tronçonneuse contre toutes les politiques sociales, ou dernièrement, le Chili.
Dans la mire de Trump : Lula, le Brésilien – membre fondateur actif des BRICS, peut craindre une tentative de renversement, après l’échec de Bolsonaro condamné à 27 ans de prison pour « tentative de coup d’Etat » ; le Perou, qui va inaugurer la construction d’un immense port commercial de « Chancay » lancé en 2021 sur la côte pacifique, au Nord de Lima, et qui deviendra l’un des premiers ports d’Amérique latine : grâce à un accord de développement en partenariat avec la Chine !
Et sans rien relâcher du blocus américain de 60 ans, Cuba, isolée par la perte de l’ami Maduro, et par contre peut-être un Rubio comme futur « président » nommé par Trump ! Vous savez, comme Napoléon qui nommait rois et reines des pays européens conquis, des membres de sa famille ! Cuba, un symbole légendaire de lutte contre l’impérialisme pour tous les peuples d’Amérique latine, quelles que furent les erreurs des Castro.
Une zone d ’influence « Russo/Ukraine ». Il veut imposer une paix pour le « biseness », mais il se heurte à la politique de diversion des dirigeants Européens, qui alimentent en argent, en armes et en promesses la continuité de la guerre « par procuration » de l’Ukraine contre la Russie, guerre lancée par Boris Johnson et un Biden qui y avait des intérêts privés avec son fils condamné pour corruption en Ukraine. Les dirigeants Européens sans mémoire et donc très dangereux, s’orientent vers une guerre sans limites dans le temps qui prolonge les souffrances des Ukrainiens, pour user la force russe, même s’ils n’en ont pas les ressources ; avant que les peuples de l’Europe, conscients, ne décident d’y mettre fin !
L’Asie/Chine, Trump prépare un voyage vers Avril 2026, Biseness oblige, et surtout une balance commerciale déficitaire de 98 milliards de dollars !
Le Continent africain n’est pas une « zone d’influence » ? Il est déjà sous « influence » américaine qui pousse ses pions pour orienter à son profit les relations entre les ex colonies et leurs colonisateurs (la France, par exemple). Au Sud comme au Nord du Sahel, l’Afrique est un perpétuel terrain d’interventions américaines, plus ou moins réussies, plus ou moins avouées, la dernière en Janvier 2026 contre le Nigéria. C’est que la Chine et la Russie y sont de plus en plus présentes. L’Afrique du Sud, est concurrente, en tant que l’un des pays fondateurs des BRICS. Une immense Afrique riche de matières premières, mais trop complexe et difficile à digérer globalement. Quant au nord du Sahel, l’Orient musulman, est toujours une source de tracats, de déboires, de guerres, dont il sous-loue la gestion à Netanyahou, au Mossad et aux pays qui ont accepté le joug des « accords d’Abraham ».
Les dirigeants Européens découvrent, sidérés, que « l’ami américain » n’est plus un parrain protecteur et qu’il se transforme en « Parrain » raquetteur tout court ! Les médias veulent nous faire croire qu’il se désintéresse de l’Europe ? Faux. Il ne retirera pas les troupes de l’Otan à des pays qu’il vient de contraindre à lui payer : 5% de leur Pib pour (leur défense » : la majorité des Etats européens comme l’Allemagne se fournissent exclusivement aux Usa, en armes et en avions, (par exemple les F 35 même s’ils n’en ont pas la pleine propriété, les Américains se réservant le droit de les rendre opérationnels ou non) ; 700 milliards d’investissements dans l’industrie et la recherche américaines ; 600 milliards pour l’achat d’armes aux Us a plus 10%, si cet armement est destiné à l’Ukraine. Il a bien envie de croquer le gros magot de l’UE, cette « ligue des marchands » bavards, sous direction germanique. La « solidarité de l’alliance nord Atlantique », vient de mourir devant les yeux éplorés de l’administration européenne Bruxelloise, qui s’est toujours inclinée devant la loi du plus fort, dont tous les pays dépendent des Usa et de l’Otan pour leur défense. Sauf la France, mais elle est en plein déclin sous Macron l’Européen !
Trump « homme de la paix » ?
Il se glorifie avoir obtenu la paix dans 8 conflits : Arménie et Azerbaïdjan (aout 2025), République Démocratique du Congo et les rebelles soutenus par le Rwanda « juin 2025), Kosovo et Serbie (en fait inexistant), Egypte et Ethiopie pour le partage de l’eau qui n’est toujours pas résolu, Pakistan et l’Inde, (fantaisie dénoncée par L’Inde) et enfin entre Israël et l’Iran avec le bombardement des sites nucléaires iraniens (juin 2025). Mais c’est la révolte des Iraniens au début de 2026 contre le régime des mollahs qui devrait confirmer la continuité belliciste des usa !
Trump semble sincèrement éprit de la Paix ? Peut-être, mais cette fiction lui sert à couvrir ses intentions et activités militaristes. Par exemple le Trump au proche Orient ne se limite pas à la signature des « accords Abraham » en 2020. Il n’a de cesse d’accélérer la prise de pouvoir américaine sur le monde arabo-musulman, avec le soutien indéfectible d’Israël, leur agent principal politique et militaire depuis 1948.
En réalité, l’administration américaine bombarde toujours Gaza, malgré un Cessez le Feu et plus de 70000 morts – et l’on continue de découvrir des cadavres - 150000 blessés, 80% de l’habitat détruit, des hôpitaux, des écoles et facultés, etc., des privations toujours actuelles de nourriture, de soins. 37 ONG humanitaires, dont les plus connues, viennent d’être interdites d’entrée dans la bande de Gaza ! Les Usa et Trump ont toujours couvert les exactions israéliennes sur Gaza et la Cisjordanie et là où elles servent les intérêts américains.
Liban : Israël bombarde toujours certaines zones du Liban « contre le Hezbollah », allié privilégié et construit par l’Iran pour protéger les Chiites de la région. Un Liban, rare terre du monde arabe aux multiples confessions, ex-base arrière du Fatah palestinien dans les années 1970/1980, plusieurs fois envahi par Israël et peut-être définitivement détruit pour longtemps !
Syrie, dont le chef « Al Joulani » ex djihadiste « repenti » - peut-être agent américano/turc – vient d’être adoubé par Trump. Il combat les Alaouites et les chrétiens proches des Assad, et surtout les Kurdes - ennemis jurés de la Turquie. Pour remercier la Turquie de l’avoir aidé à la reconquête du pouvoir sur la Syrie ? Une Syrie, elle aussi historiquement multi confessionnelle ? Et qui vient d’être amputée par Trump, venant de signer l’annexion définitive par Israël, du plateau du Golan qui appartenait à la Syrie et qui fut occupé illégalement par Israël depuis la guerre des 6 jours en 1967 !
Et toujours l’Iran de la « Révolution islamique », en voie de réaliser le nucléaire militaire et d’opposer une résistance aux projets d’Israël, avec ses « Proxi », le Hezbollah libanais, le Hamas de l’enclave gazaouie et les Houthis du Yémen, tous dangereux pour Israël. D’autre part les Américains n’ont jamais oublié l’affaire de « l’ambassade américaine occupée en 1979 » par les « gardiens de la Révolution » iranienne !
Quelles alternatives à Trump ?
Les enjeux internationaux sont trop complexes pour définir dès maintenant une ligne unifiante internationale contre Trump et ses « zones d’influence ».
Les BRICS peuvent-ils être une alternative à l’agressivité américaine ? Ils veulent s’émanciper du contrôle américano- « occidental », décider de leur présent et avenir sans ingérences étrangères, mais sans remettre pour l’instant le capitalisme en cause. Un capitalisme d’Etat qui a conduit la Chine à son niveau de puissance technologique. Un capitalisme classique qui a conduit l’Inde à un stade de développement approchant ! Bref, u le capitalisme a globalisé le Monde. Sauf que l’ensemble des BRICS a besoin de la Paix pour se développer. Ils ne soutiennent pas les velléités de guerre contre la Russie et ils se méfient à juste titre de Trump. Les BRICS, sont une force en devenir avec laquelle il faut compter et entretenir des relations normalisées, équilibrées et amicales, d’égaux à égaux.
Les dirigeants Européens ne joueront aucun rôle un tant soit peu intelligent pour l’apaisement du monde, s’ils ne s’éveillent et ne sortent pas d’un atlantisme béat. La majorité d’entre eux restent cependant sous influence américaine malgré les frasques guerrières de Trump. Que font et disent les responsables de la commission européenne ? Si ce n’est de ne pas rompre avec les Usa ? Il est vrai que l’Europe est divisée en plusieurs « mini-zones d’influence » aux cultures et histoires sensiblement différentes : la « vieille Europe des 6 », incluant la réunification allemande, l’Europe « centrale » des Balkans ex-territoires de l’empire austro-hongrois, « l’Europe de l’« Est » ex-bloc soviétique, l’Europe du « Nord » qui peine à comprendre les intérêts de l’Europe du « Sud » et vice versa ! Une Europe actuellement placée sous la domination allemande, Van der Leyen et un Merz qui va reconstruire une armée hégémonique à la Bismarck, et qui rappelle tant de mauvais souvenir. Adieu la France concurrente et sa politique cocorico. Une Europe politique qui risque de se déporter avec le soutien américain encore plus vers l’Est, si l’Ukraine est intégrée donnant naissance à un pouvoir tricéphale de trois « Fidéicommis » : Allemagne, Pologne, Ukraine. Cette perspective-là fracture déjà l’UE. Elle pourrait éclater avec la crise du Groenland, qui remet en question l’unité de l’Otan.
Ce n’est pas l’opération d’un Macron illuminé qui assigne 15 soldats Français pour faire le pied de grue au Groenland qui peut bloquer l’ambition d’annexion de Trump. Ce n’est pas la première fois que les Usa veulent acheter le Groenland. Ils y ont déjà des bases militaires et une présence industrielle extractive. Trump veut acheter ou récupérer le Groenland comme les Usa ont acheté autrefois l’Alaska aux Russes. Sauf qu’aujourd’hui les mœurs ont changé. L’action « militaire » de Macron - et des Danois, (jusqu’à quand ?), historiquement fortement liés aux Américains - maintient en réalité la sujétion des Inuits du Groenland, alors qu’ils négociaient leur indépendance. Les Groenlandais auraient déclaré souhaiter la présence des Européens. Quoiqu’il en soit, le Groenland n’est ni européen, ni danois. Il appartient aux Inuits de décider ce qu’ils veulent devenir !
La France enjolive sa distance historique envers les Américains remontant à la période Gaulliste, aurait les moyens de proposer des alternatives à Trump. Elle est le seul européen à disposer de l’arme nucléaire « dissuasive », dont Macron veut « offrir » la protection à toute l’UE, mais qui reste le seul à pouvoir appuyer sur le bouton rouge. Ce que refusent les Allemands qui veulent construire leur propre « dissuasion » ! Or la France est en chute libre depuis les Sarkozy, Hollande, hommes de petite envergure politique. Les frasques oratoires de Macron annoncent des décisions sans suite, ou souvent dangereuses pour l’indépendance de la France. Exemple : sur le Groenland Macron pense avoir marqué un point sur Trump, en contestant « virilement » le mâle alpha, et avoir embarqué quelques pays nordiques dans l’aventure pour « une résistance armée » ! C’est-à-dire une « guerre de l’Otan » contre les « bases de l’Otan du Groenland » ? Les Français ne veulent plus l’entendre, ulcérés par ses mensonges du « ni gauche, ni droite » qui ont servi sur le plan intérieur au renforcement du Rassemblement national. Les prochaines élections Municipales 2026, et Présidentielles de 2027, pourraient-elles modifier le climat actuel d’un pays extrêmement divisé qui ne réussi pas à se doter une majorité pour un « socialisme ouvert et démocratique » ? Rien n’est moins sûr !
Solidarité avec le peuple américain contre Trump
La réponse à Trump, doit émerger de son pays même. Trump souhaite reconstruire les Usa à son image, un monde grossier, brutal, violent, qui s’appuie sur les extrêmes droites, les nazis, les suprématistes, les racistes qui pullulent, comme les sectes religieuses, un monde conflictuel dévoué à l’argent et au biseness. Trump a divisé à l’extrême les Américains entre les « Bons » et les autres les « Méchants » ! Une dichotomie simpliste que l’on retrouve
Les « gentils » de Trump : tout ce qui est hostile à l’émancipation de l’intelligence humaine.
Les « méchants » Les Américains découvrent que leurs libertés et leur démocratie sont en grande difficulté. Qu’ils ont été trompés par une classe politique souvent méprisante (les démocrates à la Hillarie Clinton) et corrompue, démocrates et républicains sans différence s’inclinant trop souvent face au pouvoir brutal de l’argent. Et qu’ils risquent de vivre sous un régime profondément remodelé à la sauce autoritaire et cruelle de Trump. Or le mandat de Trump est de 4 ans. Il ne peut en principe se représenter. Mais il traine avec lui une clique de jeunes ambitieux bâtis à son image : les JD Vence et Marco Rubio tous deux aussi arrogants et dangereux pour les libertés ! Si les démocrates veulent reprendre le pouvoir, ils devront renoncer à leur mépris de la classe sociale des « Redneck » des zones rurales, des ouvriers et des pauvres, de l’« Amérique profonde ».
Les « méchants », donc, s’activent à ressouder les solidarités contre les guerres sociales et extérieures de Trump : les jeunes dans les Universités - les premiers touchés par la vindicte de Trump - les Juristes qui lui font procès sur procès contre ses décisions hors la loi, les femmes et la remise en cause de l’avortement, les démocrates de gauche assoupis depuis la victoire d’Obama (Mamdani à New York et d’autres jeunes élus ailleurs). Et même une base ouvrière, syndiquée, qui a voté pour « Maga » et qui voit bien que rien ne change pour eux à la vie toujours si difficile.
La révolte et la résistance commencent à s’organiser. Une « gauche » américaine qui se cherche pour sortir du gâchis et de l’hypocrisie de la dernière période démocrate/républicaine. Les Américains, la classe ouvrière, les femmes, et les jeunes, qui ont compris que les échecs politiques et sociaux du pays ont ouvert la voie du pouvoir au système Trump, se réactivent rapidement. Ils n’ont pas le choix.
Ils ont tout notre soutien !
Nous n’avons pas le choix, nous non plus. Les conditions d’une troisième guerre mondiale sont toujours présentes. Nous ne pouvons pas jouer « aux somnambules » comme ceux des années qui précédèrent la guerre de 1914/18.
Nous devons nous lever et nous organiser avant tout pour la Paix, la liberté et une nouvelle internationale du XXIème siècle !
Janvier 2026
IRAN
Les Iraniennes et les Iraniens n’ont cessé au cours de leur histoire récente de se lever contre le despotisme du Chah et des mollahs, pour leurs libertés. 1905/1911, Révolution « Constitutionnelle » qui met en place un parlement. 1925, Les Reza Pahlavi dirigent le pays, portés sur le trône par les Anglos/Américains qui obtiennent ainsi la concession de l’extraction pétrolière. 1953, coup d’Etat anglo-américain contre le ministre Mossadegh, réformateur démocrate laïque, qui nationalisa le pétrole.
Le 8 mars 1979, quelques mois avant la Révolution, les femmes protestent déjà contre le retour à l’obligation du voile. « La liberté est notre culture » ! Puis, très rapidement le pays se soulève contre la dictature du Chah Reza Pahlevi, un tortionnaire caché sous sa volonté de « modernisation » de l’Iran avec sa police féroce de la Savak formée à la torture. S’ensuit la Révolution et la création d’une République Islamique. Le Chah Reza Pahlivi sa famille et ses dignitaires s’enfuient. Les Ayatollahs kidnappent la révolution et le pouvoir, ils emprisonnent, torturent les groupes révolutionnaires marxistes, le PC, les anarchistes et les libéraux laïques très actif dans la Révolution et qui n’ont pour finir d’autre alternative que de fuir. L’« ambassade américaine » est occupée par les « gardiens de la Révolution » ce que n’oublieront jamais les Usa qui les classent tout de suite comme « terroristes ».
1980 :1988, Guerre Irak/Iran avec la bénédiction américaine, et un million de morts au total ; la fleur de la jeunesse irano-irakienne. Ensuite des mouvements de la population alternent entre le régime de mollahs réformateurs ou conservateurs.
Juillet 1999 : grève massive des étudiants contre la fermeture d’un quotidien réformateur, une première fissure politique dans le soutien à la « République » des mollahs. Juin 2009, « mouvement vert » contre la fraude électorale « Où est mon vote ? ». Décembre 2017, manifestations des « filles de la rue de la Révolution » contre toujours l’obligation du voile. Novembre 2019, émeutes contre la hausse du prix de l’essence.
10 septembre 2022, la mort de Masha Amini par la police des mœurs, soulève les femmes iraniennes de toutes les conditions : « femmes, vie, liberté ». Cette nouvelle révolte contre le voile s’impose dans tout le pays, une nouvelle crise dans le rapport des Iraniens avec le régime des mollahs.
Juin 2025, échanges de missiles Israélo/Iraniens liés à la guerre d’Israël contre le Hamas à Gaza. Et Trump lâche ensuite « ses grosses bombes » sur les sites nucléaires iraniens.
Décembre 2025 : le bazar ferme totalement pour la première fois depuis 1979, contre l’inflation qui monte à plus de 50%, résultant des erreurs du gouvernement des mollahs, de leur corruption et de la politique de sanctions de l’UE. Rapidement l’ensemble des villes rejoint ce mouvement et femmes, jeunes, salariés, s’emparent à nouveau des rues. « Le guide » l’Ayatollah khamenei « comprend leurs revendications », pour se livrer à une répression sanguinaire. Le fils de Reza Pahlavi ressort pour un « changement possible de régime » aidé par le Mossad et Israël.
Trump a voulu bombarder pour stopper le massacre. Actuellement il tempère. Mais la « machine à changer le gouvernement » est toujours en marche (comme le porte-avions géant de la flotte américaine qui se dirige vers l’Iran), et peut frapper durement le pays, au risque de voir une partie des Iraniens soutenir le régime et de provoquer une guerre civile.
Pour l’instant sans perspectives claires et sans force politique unifiante, issue du peuple, la société iranienne reste divisée. Le pouvoir dispose toujours de la police, des gardiens de la Révolution et de l’armée même si certains de leurs membres liés au peuple sont en retrait.
Solidarité avec les Iraniennes et les Iraniens
Ni Chah, ni mollahs, ni Trump, ni Netanyahou,
Vive la liberté des Iraniennes et les Iraniens !