(suivi par article de Thomas Fazi)
Le énième "conclave" du début de Janvier 2026, sur les "garanties militaires" à apporter à Zelensky, une fois le « Cessez-le-feu » décidé, se termine toujours de la même manière, les "Volontaires" se congratulent en réalité pour continuer la guerre "par procuration". En effet, sans la discussion avec la Russie, sans ce face à face direct, que valent ces « garanties » ? Remarquons, en passant, que le projet pour une « Paix juste et durable » a été remplacé par un « Cessez-le-Feu » qui met la guerre en suspens, et ne la termine pas. Or les Russes ont toujours dit préférer un projet de Paix définitif !
Cet « entre soi » de l’UE/Zelensky et les Américains, a tout d’une chimère tant que l'autre partie de cette guerre, la Russie, qui a annexé les 20% du territoire ukrainien, ne cesse pas ses opérations et ne participe pas à ces agapes "pour la démocratie et nos valeurs". Ces mêmes « valeurs » bafouées par le coup d’Etat de Trump au Venezuela et celui qui s’annonce au Groenland, avec lesquels Zelensky est d’accord, tout en réclamant pour lui-même l’application du « droit international ». Piteux « démocrate » que cet homme qui se maintient au pouvoir alors que son mandat était échu depuis mi-2024, dont l’environnement corrompu de ses proches et même très proches ne cesse d’alimenter les mobilisations de son peuple et la presse internationale. L’Europe si chatouilleuse sur « les valeurs », ferme les yeux. Ce qui devrait susciter un certain malaise chez ses amis de la « gauche » et « l’extrême gauche » qui soutiennent que Zelensky se bat pour « nos valeurs » !
La plupart des conditions du dernier projet Ukraine/Europe/Usa, ont toujours été rejetées par les Russes. Ils avaient déposé en 2021/2022 un mémorandum, et quelques questions pour débattre de leur propre sécurité face à l'extension de l'Otan à leurs frontières, pour une reprise des discussions avec les Américains intéressant un contrôle de l'armement nucléaire, etc. Demandes sans réponses, blackboulées par Biden/Johnson, couple anglo-américain indissociable devant « l’Eternel », qui ouvraient la « guerre par procuration » contre la Russie. La crise actuelle entre l’« Otan des Européens et des bases Groenlandaises » et Donald Trump, leur a fait certainement comprendre que l’Otan est tout simplement affaiblie et qu’effectivement seule compte la parole de Trump dans les pourparlers de Paix avec l’Ukraine.
Les Russes ont toujours dit aussi qu’ils refusaient la présence de troupes européennes sur le sol ukrainien - or Macron vient de prendre un engagement contraire - une armée de 800000 Ukrainiens (une telle armée pour un « temps de Paix » ?). Ils acceptent une gestion tri partite de la centrale nucléaire de Zaporijjia (Ukraine/Usa/Russie), indispensable pour les Russes car elle alimente la Crimée et les terres occupées par les Russes.
Bref, tant que les discussions n'intègrent pas les Russes et ne se règlent pas dans un face à face direct, "les garanties robustes" sont un château de sable.
Pourtant Zelensky, comme Trump, sont pressés d’accélérer la conclusion d’un accord de libre-échange avec les États-Unis. Biseness is Biseness ! Mais l’équipe dirigeante ukrainienne actuelle refuse un consensus à long terme sur la question des « territoires occupés » et la gestion tripartite de la centrale de Zaporijjia.
L’Europe vise les richesses de l’Ukraine et sa reconstruction. Alors que valent les engagements du "trio belliciste" à la tête des "Volontaires Européens" et eux-mêmes en situation délicate avec leur peuple ?
- Macron en fin de règne et totalement détesté par les Français, mais il garde toute sa puissance de nuisance,
- Starmer risque de disparaître lors des élections Britanniques prochaines,
- Merz profère un discours militariste - comme si l'Allemagne n'avait pas été vaincue en 1945 et en 1918 - pour reconstruire une armée néo Bismarckienne avec quelques Afd nostalgiques du 3ème Reich !!
Ils s’organisent pour une "Ukraine, force armée de l'UE", et renforcent ainsi l'illusion et le danger d'une Ukraine super armée pilotée par les Américains et les groupes néo-nazis de l’armée, qui manifestent ouvertement dans les rues ! Une prolongation de la guerre, pour quel bénéfice pour des Ukrainiens qui doivent au plus vite reconstruire leur pays et une société civile ? Et pour les peuples européens qui ne veulent pas vivre sous une menace permanente de guerre ?
En réalité la direction ukrainienne ne cesse de prouver, malgré ses échecs militaires, qu’elle veut poursuivre la guerre et ne recherche pas la Paix, en sollicitant sans arrêt le soutien des Européens et avant tout des Américains.
En réalité l’Ukraine est « affaiblie » par un nombre croissant, tenu secret, de soldats morts, par de très nombreuses désertions et le refus de la population d’être incorporée dans l’armée, ce qui ne peut plus être caché, avec des millions d’Ukrainiens qui ont fui la guerre, et quittent encore le pays, et par un endettement qui va l’empêcher de retrouver une économie équilibrée nécessaire à la reprise d’une société civile apaisée, et dont il faudra contrôler et juger les « néo-nazis » affirmés de quelques brigades militaires et qui feront tout pour casser la
Paix !.
Conclusion
Poursuivre cette guerre ne règle rien et ne peut qu’aggraver la situation actuelle des Ukrainiens et représente un danger pour les pays de l’UE. Proposer comme le fait Macron tout seul, la présence de « milliers de soldats Français » comme garanties de guerre ? Ou de Paix ? Ce n’est pas clair mais c’est une manière de programmer le suicide de la France.
Bref, Zelensky veut-il vraiment en finir avec la guerre qui lui assure le pouvoir ? Il est d’accord pour des élections « après la signature d’un accord de Paix ». Mais il vient de signer, avec les « Volontaires » un projet pour un « Cessez-le-feu », ce qui n’est pas la fin de la guerre. Il oppose à son peuple une loi martiale qui interdit aux Ukrainiens la possibilité de juger par des élections les décisions du gouvernement. Au contraire il renforce les méthodes coups de poing contre ceux qui refusent l’incorporation dans l’armée.
Le peuple Ukrainien, patriote ou pas, en a certainement assez de ce massacre et il a eu le courage de manifester plusieurs fois contre la corruption du très, très proche entourage de Zelensky !
Les Ukrainiens doivent savoir qu’ils sont les victimes de la guerre que livre le « monde occidental », par ailleurs en voie de décomposition sous les coups de butoirs politiques de Trump, contre une Russie soi-disant « Impériale » qui voudrait reconstituer l’Urss. Une menace de Poutine qui sait très bien qu’il ne peut la réaliser !
Zelensky vient de réclamer « 800 milliards, sur 10 ans » à l’UE, et le versement de 83 milliards sur le champ pour 2026/2027 ! Le réveil des peuples Européens risque d’être très douloureux s’ils considèrent les milliards investis (dilapidés ?), dans une guerre que leurs dirigeants ne veulent pas ou ne peuvent pas conclure face à un Poutine que, pour l’instant, rien n’empêche de poursuivre son « opération spéciale » et qui pèsent toujours plus lourdement sur les choix budgétaires sociaux (et même militaires), sans qu’ils aient été jamais consultés.
Un processus de Paix est impératif, direct et sans aucun recul !
Janvier 2026
La liste des 20 points du nouveau plan de paix
1. La souveraineté de l’Ukraine sera réaffirmée. Nous déclarons que l’Ukraine est un État souverain, et tous les signataires de l’accord le confirment par leurs signatures.
2. Ce document est un accord de non-agression total et inconditionnel entre la Russie et l’Ukraine. Pour maintenir une paix durable, un mécanisme de surveillance sera établi pour contrôler la ligne de contact par l’intermédiaire d’un suivi aérien sans équipage, afin d’assurer un signalement rapide des violations et de résoudre les différends. Des équipes techniques en arrêteront tous les détails.
3. L’Ukraine recevra de solides garanties de sécurité.
4. L’armée ukrainienne conservera un effectif de 800.000 personnes en temps de paix.
5. Les États-Unis, l’OTAN et les États européens signataires fourniront à l’Ukraine des garanties de sécurité calquées sur l’article 5 :
a) Si la Russie envahit l’Ukraine, en plus d’une réponse militaire coordonnée, toutes les sanctions mondiales contre la Russie seront rétablies.
b) Si l’Ukraine envahit la Russie ou ouvre le feu sur le territoire russe sans provocation, les garanties de sécurité seront réputées nulles et non avenues. Si la Russie ouvre le feu sur l’Ukraine, les garanties de sécurité entreront en vigueur.
c) Des garanties de sécurité bilatérales ne sont pas exclues au titre du présent accord.
6. La Russie formalisera une politique de non-agression envers l’Europe et l’Ukraine dans toutes les lois et documents requis pour la ratification.
7. L’Ukraine deviendra membre de l’Union européenne dans un délai précisément défini, et l’Ukraine bénéficiera à court terme d’un accès privilégié au marché européen.
8. Un solide programme mondial de développement pour l’Ukraine, à définir dans un accord distinct sur l’investissement et la prospérité future. Il couvrira un large éventail de domaines économiques, notamment, sans s’y limiter :
a) La création d’un Fonds de développement de l’Ukraine pour investir dans des secteurs à forte croissance, dont la technologie, les data centers et l’intelligence artificielle.
b) Les États-Unis et les entreprises américaines coopéreront avec l’Ukraine et Co-investiront dans la reconstruction, ainsi que dans le développement, la modernisation et l’exploitation des infrastructures gazières de l’Ukraine, y compris ses gazoducs et ses installations de stockage.
c) Des efforts conjoints seront déployés pour reconstruire les zones touchées par la guerre, afin de restaurer, rebâtir et moderniser les villes et les quartiers résidentiels.
d) Le développement des infrastructures.
e) L’extraction de minerais et de ressources naturelles.
f) La Banque mondiale fournira un dispositif de financement spécial pour garantir des fonds afin d’accélérer ces efforts.
g) Un groupe de travail de haut niveau sera créé, prévoyant la nomination d’un dirigeant financier mondial en qualité d’administrateur, chargé d’organiser la mise en œuvre du plan stratégique de reconstruction et de maximiser les perspectives de développement futur.
9. Plusieurs fonds seront créés dédiés au redressement de l’économie ukrainienne, la reconstruction des zones et régions endommagées, ainsi que les questions humanitaires.
a) Les États-Unis et les pays européens créeront un fonds d’investissement en capital et de subventions d’un montant cible de 200 milliards de dollars pour un financement transparent et efficace en Ukraine.
b) Un large éventail d’investissements en capital et d’autres instruments financiers seront mobilisés pour la reconstruction post-conflit de l’Ukraine. Les institutions mondiales de reconstruction utiliseront des mécanismes destinés à renforcer et faciliter ces efforts.
c) L’Ukraine appliquera les standards les plus exigeants au niveau mondial afin d’attirer l’investissement direct étranger.
d) L’Ukraine se réserve le droit à réparation pour les dommages infligés.
10. Après la conclusion du présent accord, l’Ukraine accélérera le processus de conclusion d’un accord de libre-échange avec les États-Unis.
11. L’Ukraine confirme qu’elle demeurera un État non nucléaire conformément au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
12. La centrale nucléaire de Zaporijjia sera gérée conjointement par trois pays : l’Ukraine, les États-Unis et la Russie.
13. Les deux pays s’engagent à mettre en œuvre des programmes éducatifs dans les écoles et au sein de la société qui favorisent la compréhension et la tolérance à l’égard des différentes cultures et qui combattent le racisme et les préjugés. L’Ukraine appliquera les règles de l’Union européenne en matière de tolérance religieuse et de protection des langues minoritaires.
14. Dans les régions de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson, la ligne de déploiement des troupes à la date du présent accord est de facto reconnue comme la ligne de contact.
a) Nous confirmons de facto en tant que parties qu’il s’agit de la ligne de contact - là où nous nous trouvons actuellement.
b) Un groupe de travail se réunira pour déterminer le redéploiement des forces nécessaire pour mettre fin au conflit, ainsi que pour définir les paramètres de potentielles futures zones économiques spéciales.
c) Après une base équivalente pour les mouvements militaires, des forces internationales seront déployées le long de la ligne de contact pour surveiller le respect du présent accord. Si la décision est prise d’établir une telle zone, elle devra recevoir une approbation spéciale du Parlement ukrainien ou faire l’objet d’un référendum.
d) La Fédération de Russie doit retirer ses troupes des régions de Dnipropetrovsk, Mykolaïv, Soumy et Kharkiv pour que le présent accord entre en vigueur.
e) Les parties conviennent de respecter les règles, garanties et obligations des Conventions de Genève de 1949 et de leurs protocoles additionnels, qui s’appliquent pleinement sur le territoire, y compris les droits humains universellement reconnus.
15. Après s’être entendues sur de futurs arrangements territoriaux, la Fédération de Russie et l’Ukraine s’engagent toutes deux à ne pas modifier ces dispositions par la force.
16. La Russie n’entravera pas l’utilisation par l’Ukraine du Dniepr et de la mer Noire à des fins commerciales.
17. Un comité humanitaire sera créé pour résoudre les questions en suspens.
a) Tous les prisonniers de guerre restants, y compris ceux condamnés en Russie de 2014 à ce jour, seront échangés selon le principe du « tous contre tous » (l’ensemble des prisonniers détenus, quel que soit leur nombre respectif de chaque côté, ndlr).
b) Tous les civils et otages détenus, y compris les enfants et les prisonniers politiques, seront libérés.
c) Des mesures seront prises pour remédier aux problématiques et aux souffrances des victimes du conflit.
18. L’Ukraine doit organiser des élections dès que possible après la signature de l’accord.
19. Le présent accord a force obligatoire. Sa mise en œuvre sera surveillée et garantie -L’Ukraine, l’Europe, l’Otan, la Russie et les États-Unis feront partie de ce mécanisme. Des sanctions s’appliqueront en cas de violations.
20. Une fois que toutes les parties auront accepté le présent accord, un cessez-le-feu total entrera immédiatement en vigueur.
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Après la « paix », les ultra-nationalistes ukrainiens et l’OTAN
Pourront-ils continuer à mener une guerre hybride ?
Par Thomas Fazi
Une conclusion formelle à la guerre en Ukraine ne mettra pas fin à la violence : ce qui nous attend, c’est une alliance structurelle à long terme entre les forces ukrainiennes ultra-nationalistes et le militarisme européen
Au cours du mois dernier, l’armée russe a pris 505 kilomètres carrés de territoire — une part encore modeste pour un pays aussi grand que l’Ukraine, mais qui montre une accélération nette par rapport à la période précédente.
L’omniprésence des drones rend impossibles les avancées rapides avec les chars et véhicules blindés, mais cela signifie aussi que les gains réalisés sont plus résistants aux contre-attaques potentielles.
Des signes d’un déclin des capacités opérationnelles de l’Ukraine au front sont évidents ; pourtant, les signes d’une fin rapide du conflit restent contestés.
Sur le front, certains commandants ukrainiens ont informé Zelensky que, s’il signait un accord exigeant un retrait du Donbass, ils n’obéiraient pas.
Dans une guerre moderne, c’est bien sûr plus un geste symbolique qu’une véritable perspective de combat jusqu’au bout : si les approvisionnements étaient coupés par décision centrale, le front s’effondrerait en quelques semaines.
Elle s’effondrerait également si les États-Unis retiraient la fourniture de données et de renseignements satellites, comme ils l’ont menacé à plusieurs reprises.
Ainsi, en fin de compte, malgré la présence d’éléments nationalistes plus radicaux au sein des forces armées ukrainiennes, la décision de poursuivre la guerre ou d’accepter une défaite toujours honorable revient en fin de compte à la direction politique.
Tout suggère que le conflit russo-ukrainien entre dans ses dernières phases ; Il est plausible qu’entre le printemps et l’été, nous en verrons une conclusion formelle.
Mais cette conclusion — et c’est là que réside le principal problème auquel nous allons être confrontés — ne sera pas vraiment une fin.
Ce qui nous attend, c’est une alliance structurelle à long terme entre les vestiges des forces ukrainiennes radicalisées et le militarisme européen.
En Ukraine, les éléments nationalistes radicaux interprètent tout accord de paix comme leur propre version de la légende du « coup de poignard dans le dos » (Dolchstosslegende) qui animait les vétérans allemands après la Première Guerre mondiale. Le récit selon lequel la guerre ne fut pas perdue sur le champ de bataille mais à cause d’une trahison politique en arrière-plan donna naissance aux mouvements paramilitaires de l’Allemagne des années 1920, qui alimentèrent les Sturmabteilungen, l’organisation paramilitaire d’origine sous Adolf Hitler, et alimentèrent la montée du parti nazi.
Parallèlement, les dirigeants européens — bien qu’ils soient conscients de ne pas être réalistement capables d’affronter Moscou dans un affrontement militaire direct — ne peuvent pas envisager la paix comme une option. Pour les von der Leyen et les Kallas, « tant qu’il y a la guerre, il y a de l’espoir », comme l’a dit un film célèbre d’Alberto Sordi. Tant que le récit absurde de « il y a un agresseur et une victime — nous n’avions pas le choix » restera vivant, les choix politiques catastrophiques de l’Europe peuvent éviter de faire face à un jugement.
Pour cette raison, ce qui nous attend, c’est une guerre hybride permanente dans laquelle les paramilitaires ukrainiens fourniront une partie de la main-d’œuvre, tandis que l’Europe fournira les moyens technologiques et économiques. Ainsi : sabotage, actes terroristes, cyberguerre, etc. — toutes des actions couvertes par une « dénégation plausible », souvent indiscernables de dysfonctionnements accidentels ordinaires, nous poussant dans une atmosphère de guerre sans bombardements mais de longue durée. Et il ne faut pas se faire l’illusion que l’Europe pourra grignoter la Russie par l’Ukraine tout en restant à l’abri d’une réponse.
Je crains que ce ne soit la fin naturelle de la situation actuelle, entraînant un nouveau détournement des ressources publiques pour financer les industries paramilitaires des amis d’amis, et un renforcement supplémentaire de toutes les libertés d’expression, de pensée et d’expression restantes sur le sol européen.
La menace russe deviendra un refrain permanent, et au nom des impératifs suprêmes de défense, le rêve de longue date du néolibéralisme se réalisera dans sa forme la plus pure : une société d’esclaves, militarisée dans l’esprit et en portefeuille, au bénéfice des nouveaux seigneurs féodaux financiers.
L’histoire n’est jamais prédéterminée, mais elle possède des tendances inertielles. Si nous ne nous y opposons pas de front, ces tendances s’avéreront fatales dans un avenir proche.
10 déc. 2025