|
Danielle RIVA
|
|
Le résultat des élections des 24/25 février bouscule la classe politique italienne tout en adressant une mise en garde à l’Europe au moins celle des pays soumis à l’euro. Les 25% de Beppe Grillo et de son mouvement « 5 stelle », ne sont pas nés du hasard. Ils ont leurs racines dans l’histoire politique récente des Italiens. Et tout le monde s’accorde à penser que le destin de la « 2ème République » pourrait suivre celui de la « 1ère République », formée en 1946, dévaluée et enterrée dans les années 1990. Les conditions actuelles sont quasiment identiques, hormis la « nouveauté » du Movimento 5 stelle de Beppe Grillo. Nouveauté toutefois relative, car pour l’essentiel, l’Italie a déjà connu dans le passé le mouvement du « qualunquismo », (l’Homme quelconque), dans la phase de transition entre le fascisme et la République, c’est à dire un populisme anti partis et contre l’Etat qui se proposait d’abattre la frontière entre les gouvernants et le peuple en privilégiant la mobilisation des masses pour dépasser les divisions de classe.
|
|
Lire la suite...
|
|
Samir Amin
|
|
Économiste franco-égyptien, Samir Amin est directeur du Forum du Tiers-Monde.
Je suis
de ceux qui condamnent par principe toute intervention militaire des puissances
occidentales dans les pays du Sud, ces interventions étant par nature soumises
aux exigences du déploiement du contrôle de la Planète par le capital des
monopoles dominant le système.
L’intervention
française au Mali est-elle l’exception à la règle ? Oui et non. C’est la raison
pour laquelle j’appelle à la soutenir, sans néanmoins penser le moins du monde
qu’elle apportera la réponse qu’il faut à la dégradation continue des
conditions politiques, sociales et économiques non seulement du Mali mais de
l’ensemble des pays de la région, laquelle est elle-même le produit des
politiques de déploiement du capitalisme des monopoles de la triade
impérialiste (États-Unis, Europe, Japon), toujours en œuvre, comme elle est à
l’origine de l’implantation de l’Islam politique dans la région.
|
|
Lire la suite...
|
|
|
Bruno Drewski et Jean-Pierre Page
|
|
Mali: gauche pro-guerre et recolonisation - Réponse à Samir Amin
B. Drewski - Historien, Politologue, Directeur de « La Pensée libre », militant du Collectif « Pas en notre nom ».
Jean Pierre Page - Syndicaliste, ancien responsable du département international de la CGT, ancien membre du Comité central du Parti communiste français.
La gauche anti-guerre dans le camp de la guerre ?
Alors que le monde capitaliste s'enfonce dans une crise systémique sans précédent et que le monde arabe est traversé par des tentatives de déstabilisation qui sont dues aux décennies de pillage et de dictature mais qui ne sont pas toutes, loin de là, le résultat de facteurs locaux, que l'Afrique vit à l'heure du pillage et de conflits non réglés, du Congo à la Cote d'Ivoire, du Sud-Soudan à la Libye, la France s'est engagée de nouveau dans un conflit armé dans une de ses anciennes colonies, le Mali. La "gauche antiguerre" est globalement passée entretemps de la condamnation du bout des lèvres des bombardements en Yougoslavie et en Afghanistan au soutien déclaré à l'ingérence en Libye, en Syrie et au Mali. On doit essayer de comprendre pourquoi ? Et pourquoi il peut être difficile de naviguer entre les réseaux occidentaux de la gauche ex-anti guerre à la gauche anti-impérialiste des pays du Sud ?
|
|
Lire la suite...
|
|
|
Danielle RIVA
|
|
La deuxième guerre mondiale n’a pas mis fin aux guerres comme on pouvait l’espérer mais au contraire elle a ouvert un nouveau cycle de conflits : guerre froide, guerres coloniales, guerres impérialistes et depuis le 11 septembre 2001 les guerres « préventives contre le terrorisme ».
|
|
Lire la suite...
|
|
|
|
<< Début < Précédente 1 2 Suivante > Fin >>
|
| Résultats 1 - 5 sur 7 |